( 18 février, 2015 )

Jean Moréas (1856-1910)

Issu d’une famille distinguée d’Athènes, fils de magistrat, Jean Moréas reçoit une éducation française et vient à Paris en 1875 pour y faire ses études de droit. Il y fréquente les cercles littéraires, notamment les Hydropathes. Il rentre brièvement en Grèce avant de revenir se fixer à Paris vers 1880.

  Jean Moréas (1856-1910)  

Belle lune d’argent…

Sur les mâts inégaux d’un port plein de paresse,
Et je rêve bien mieux quand ton rayon caresse,
Dans un vieux parc, le marbre où je viens m’appuyer.

J’aime ton jeune éclat et tes beautés fanées,
Tu me plais sur un lac, sur un sable argentin,
Et dans la vaste nuit de la plaine sans fin,
Et dans mon cher Paris, au bout des cheminées.

 

 Le coq chante là-bas ; un faible jour tranquille

Le coq chante là-bas ; un faible jour tranquille 
Blanchit autour de moi ;
Une dernière flamme aux portes de la ville 
Brille au mur de l’octroi.

Ô mon second berceau, Paris, tu dors

encore
Quand je suis éveillé
Et que j’entends le pouls de mon grand coeur sonore 
Sombre et dépareillé.

Que veut-il, que veut-il, ce coeur ? malgré la cendre
Du temps, malgré les maux,
Pense-t-il reverdir, comme la tige tendre 
Se couvre de rameaux ?

 

Poèmes plutôt connus.

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